Avant de nous installer dans le Comminges, nous avions suivi un stage de greffage au Conservatoire d’Aquitaine, alors implanté à l’Ecomusée de Marquèze, non loin de notre domicile de l’époque. Les quelques arbres greffés ensuite durant notre bref passage dans le Tarn ont été plantés à notre arrivée : des pruniers Reine Claude d’Oullins et quetsche ainsi que deux pommiers (St Jean et Grosse Madeleine), à la suite d’un grand cerisier déjà sur place.


En 1999 est créée l’association des Vergers retrouvés du Comminges, Nicolas en est l’un des premiers membres et nous commençons à découvrir et nous impliquer dans la promotion et sauvegarde des variétés locales.

Nous greffons et implantons quelques nouveaux pommiers au verger et dans d’autres parties du jardin, sous forme d’espaliers, pour ne pas prendre trop de place.


Au fil des années, on expérimente différents paillages, d’abord des tontes, de la paille, enfin du BRF après l’achat d’un petit broyeur, et surtout des livraisons du SIVOM.
Des plates-bandes sont créées pour accueillir des petits fruits, framboisiers, groseilliers, cassissiers, goji, fraisiers, mais aussi topinambours, menthes diverses, vignes…. et quelques fleurs pour agrémenter ces longues bandes. Certaines années des oignons, pommes de terre, cucurbitacées s’intercalent aussi.
Les arbres de « plein vent »
- pommiers : Douce Néruque, Petit Museau de lièvre, Saint Jean, Grosse Madeleine
- abricotiers : Rouge du Roussillon, Tardif de Tarbes
- pruniers : Reine Claude d’Oullins, Quetsche, Secretau noire, ‘Marsoulas’, Mirabelle de Nancy
- figuiers : boutures locales
- pêchers de vigne
- cognassiers : ‘Rond de Sacoué’, cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis)
Une nouvelle haie
Automne 2024-Hiver 2025 : une première partie
L’expérience de nouveaux voisins « déboiseurs » côté ouest nous incite à prendre les devants côté est : nous décidons de planter une haie le long du grillage de séparation, au bord du verger. Les avantages des haies diversifiées ne sont plus à démontrer, ce sera forcément bénéfique pour la petite faune, les fruitiers et le jardin en général. Des cartons sont déposés en fin d’automne pour préparer le terrain.
Nous récupérons quelques arbustes « désherbés » durant la saison précédente (noisetiers, troènes communs, une laurine…), trouvons une marcotte spontanée sous l’oranger du Mexique, un buddléia surprise dans une plate-bande… et complétons avec des arbustes persistants, à floraison décalée pour certains. Mais la clôture est longue, nous manquons de plantes et nous nous arrêtons au niveau du pommier Grosse Madeleine. L’opération se poursuivra l’an prochain.


Hiver 2026 : la suite
Quelques nouveaux arbustes sont ajoutés, le pittosporum Elizabeth (la seule plante qui n’a résisté à son premier été) est remplacé. La floraison hivernale du buddleia a été prometteuse.
Sauvetage des plus anciens pruniers

D’année en année, des branches meurent, la production devient rare chez les deux Reine Claude d’Oullins. Nous taillons drastiquement en 2025 pour favoriser un redémarrage. Au printemps 2026, quelques rejets sont sélectionnés autour de l’un d’eux et greffés avec des petites pousses du pied mère. A suivre…

